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La tentation de Lana d'I (Martine Cros)

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Martine Cros écrit et peint. En ayant eu vent de l'atelier d'écriture Tentatives d'écrire (son) Tel Aviv (à soi), elle a eu envie d'y participer, à distance puisqu'elle vit en France. Elle a donc remanié et poursuivi l'écriture du beau texte que vous lirez ci-après.
 

Née en juin 1963 à Berlin, elle grandit, vit, entre Nancy, Béziers et sa ville natale, fait ses études à Metz dans le social, travaille depuis 1985 en Bourgogne.

Elle écrit et peint, depuis l'enfance. Fréquente un atelier d'arts plastiques pendant dix ans. Voici quatre ans qu' elle entreprend de se former dans un domaine plus artistique, lié au Livre en particulier.

Crée un blog-atelier d'écriture, aller aux essentiels.

Grâce à l'accueil de Rodica Draghincescu, elle publie en janvier 2011 Portée onirique de l’étreinte, tableau en sept poèmes, dans le numéro 2 de Levure littéraire, revue culturelle internationale en ligne, où l'on trouve également quelques mots sur sa peinture.   

En juillet 2012, Angèle Paoli l'accueille sur Terres de Femmes, sa revue de poésie, critique & littérature, dans l'anthologie poétique de 2013.    

La tentation de Lana d’I

 

Diary poétique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensées vers Tel Aviv, le10/08/2011

 

 

 

 

 

Elle s'accorde un cigare panthère. Cela fait plus d'une heure qu'elle a commencé à déchiffrer Schumann, "Des Abends". Il est temps d'accorder une pause à cette extrême onction.   Elle n'a besoin que de ces pauses   Une étendue de pauses comme une mer étale     une longue place bordée d'oliviers pâles    y entendre le vent se porter vers la paix    une promenade, sur les docks du vieux Jaffa     le bord de mer cendré par la lumière      le visage de celle qu'elle aime, si loin    belle blonde du désert    Dame d'I.    belle aux yeux graves si présente     à trois mille kilomètres de sa vie

 

Elle cherche depuis longtemps la voie de la bonté. N'y en a-t-il à peine qu'une ? Lui faudra-t-il, ange virée du ciel,  confectionner de fausses ailes et s’en voler pour accoster au sourire inconnu de Lana d'I ? Tout lui semble si vaste à la fois dévasté pourtant elle tire la dernière bouffée, puis retourne à sa condition de déchiffreuse.

 

 

 

 

12/08/2011

 

 

 

Cela fait longtemps qu'elle  recommence à déchiffrer Schumann "Des Abends"   

Gisement d’étincelles tes lumières Tel Aviv ravivent sa présence.

 

 

   

 

 

Le 13/08 /2011

 

 

 

 

De sa main gauche elle saisit la mine de plomb    esquisse le portrait de Lana     elle aime dessiner de sa main gauche     absence d’adresse     absence de tout repère      d’automatisme acquis     fracasser le réflexe     l’inconscient collectif     invoquer l’involontaire     le trait tremble né d’une attention inconnue      attraction du trait nu sur le canson      magie de ce que l’esprit ne maîtrise plus       Trop de noirceur de maladresse  alors elle prend la gomme   Quelques touches de virginité légère ou appuyée suffisent à introduire la lumière.

 

 

 

 

La tentation est l'ossature de ses jours    sa peau tissée de temps     insupportable écorce     filaments d’heures vaines    elle veut se dégager des copeaux de l’amour     cette maille qui cloque      l’envie soûle d’exister dans les bras de Lana      dans les bras des cieux de Telle Vive

 

 

 

Elle demeure en ce ciel comme un ermite     dans la cellule vide de son corps à corps prière     elle n’a pas su entendre le seuil     la candeur de l’espérance       Que Dame d'I la damne !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 18/08/2011

 

 

 

 

 

Scène compliquée :    opposer la pureté qui bat tel un soupçon d’infini       fort comme un coeur      au fond de chacun de nous        et l’horreur dans le monde qui cisaille les peaux       ces peaux, elles, qui ne demandent que des caresses

 

Image :    le jeune homme s’immole par le feu en Tunisie     décède le 4 janvier de cette année     le désespoir crée la révolution

 

 

 

 

 

 

 

Elle a toujours aimé faire l’amour dans la nature     dans le ventre de dieu     sur une plage brume     sous les ogives d’une abbaye en ruine     ce soir l'onde est turquoise où miroite le ciel     l'eau bleue est rêve      Lana l’accompagne vers cette source      elles marchent en suivant l'eau se frôlant les mains     puis le petit torrent qu’il devient     atteignent l'ourlet de l'eau pure     l'écrin de bénitier     les nuages s’y pavanent    elles ont envie de nager     assises dans les mousses      Elle soudain envie la fraîcheur et se lève        Lana rosit     ses yeux d’emblée interrogent sa propre pudeur     Elle elle retire son corsage sa jupe fendue dresse ses seins  veloutés vers Lana d’une cambrure désinvolte     non ce n’est pas qu’elle joue non     mais son corps la trahit    seul l'amour la rend vivante     une telle cambrure d'amour ne peut être que pardonnée     Lana la regarde qui pénètre dans l'onde

 

 

 

 

 

 

Image : la place égyptienne noire de monde noire de marée       la révolution affronte les forces noires de l’ordre établi

             recueillement blanc

 

 

 

 

 

 

De la paume des mains      mouille doucement cuisses    hanches ventre lisse     plisse des yeux vers son amie       Lana ne la quitte pas du regard     entre ouvre quoi de sa bouche ou de sa peur     son regard refuse d’aller en deçà du ventre d’elle    ventre immoral     ventre velours ventre calice     mi-clos les yeux de Lana s’ouvrent et sa tête verse sur sa nuque     suffoque un peu      battements de son sexe     dieu oh mon dieu    se cabre alors qu’elle se relève enlève sa chemise de lin enlève la pudeur     ôte son corsaire rejoint la rive miel    soupire ricoche     rejoint la petite française cesse de respirer    fraicheur trouble se colle ondoyante     sur les reins de l’étrange étrangère    dieu me pardonneras-tu

 

 

 

 

 

 

Images :   des avions de l’union bombardent les armureries de la Libye

                le président des EU fait un discours pour féliciter les peuples qui se soulèvent

 

 

 

 

 

 

Elles murmurent de nuque à épaule de lisières en lèvres de langues en paupières   ' I love U'  ' Lan…'   elle veut prononcer ce mot bijou mais dans le gémissement Lana kidnappe l’élocution enveloppe le son dans un baiser    Langue Langue   il n'y a plus de langue la musique d'amour parle le monde entier   Langues dans Lèvres se frôlent en chœur onctueux    intime plongée   l'eau claire vient de dire   'Oui'     dieu aussi     ce qui les tenaille contenu trop contenu longtemps dans l’océan des lettres affranchies     gémir dans sa bouche pour avouer que tout est possible charitable et bon   ' I'm so hungry now '    soupirs glissent sur gestes     descente au Paradis    il est là    sur la Terre    Elle dit    ' Ecarte toi '    l’eau épouse l’onde     les sirops les fleurs les fruits du monde      Lana Elle d'I.    guerres et dieux se sont endormis      et puis.

 

 

 

 

 

 

Image :   bombardements en Israël  :   un enfant meurt explosé mille morceaux l'enfant de la beauté la part des assassins

 

 

 

 

 

 

Elles s'éveillent     secousses parme     pourpre qui absout l’horreur de l’enfant qui meurt     elles jouissent ici     là-bas torture l’enfant     plus ce monde là non    rien que jouir dans l’eau turquoise et le miel roux    dans les arbres et la terre qui mettent l’enfant au monde     plus tard sur le gravier de la rive blonde     respirant paisiblement l’enlacement     elles restent longtemps restent étreintes étreintes longtemps jusqu’à la nuit dans un silence vert dans un silence vert bleu et blanc comme rêvent les enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 20/08/2011

Me conte Tel Aviv

 

 

 

 

Les tirs semblent si loin de la ville

 

Délicieux crépuscule rose au bord de mer

Où veillent les buildings de verre

Tu es si loin si près je suis rentrée sans toi

Suis-je allée là à Tel Aviv

Ai-je vu

Ces oiseaux noirs picorant le musée d'art

La chaleur rampe encore

Cède place

Aux confins de ma mémoire

Elle seule sait créer ta chair

Te vêtir de l'espoir

L'absence est morsure alors que j'écris toi

Devrais-je ôter ton corps qui ne voyage pas

De mon visage. Dans le sillage du vent d'orient

Le nuage ton empreinte

Traverse le néant

Nous aimerions nous dans le corps

silencieux du monde

Toi aussi là-bas tu vis le bleu

Du soir qui se détend

Tu secoues ta torpeur aux portes des deux collines

L'amour se vide alors que j'attends toi

Juste tu crois en ce dieu

Il te doute

Elohim

Qui bénit ce dont tu as si peur

Sois aimée libre

De nous

 

Les tirs semblent si près de la ville

 

 

 

 

 

Le 21/08/2011

 

 

 

 

 

Longues journées sans nouvelles

Prêt à partir vers toi

Poems de E.E. Cumings

Version bilingue tu l'adores

Une lettre où je dis que je n'écrirai

Rien sur notre histoire

Cela te faisait peur

Toujours tu as souhaité une extrême

Discrétion sur mon désir à ton égard

Menaçant de couper

Le lien entre nos messageries

Tu me disais :

Il m'est impossible d'accueillir ton intensité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 22/08/2011

 

 

 

Que fait la paix de nous

Quel dessein quelle survivance

Abattre un enfant

Une femme un homme un peuple qui a faim

Aucun sacrifice ne vaut d'être vécu 

Aucune exécution

Hormis le sacerdoce des amants

Aujourd'hui flambent les

Illusions

Ce que je deviens je le

Deviens parée de paix

Flambe utopie flambe et les tombeaux avec

Flambent les gares où personne ne trouve personne

Je brûle tous les fils de tous les téléphones

Virtuel sans vertu   

Ta voix ta trouée de lumière

Ne sera voix que dans mon désert

Aux portes de Givatayim

Comment faire la paix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Givatayim, pensées, le 06/09/2011

 

 

 

 

je  voudrais écrire l'histoire simple

qui va du goût des figues à la douleur d'oubli

lire l'eau sur les hanches du Jourdain

 

 

peindre les songes aux vitraux de la nuit

braver les vieux démons être l'astre qui rit

revenir à l'aube mes armes à la main :

 

 

un carnet empli de tous premiers poèmes

une besace à théorèmes, un paradis, celui

qui n'existe ni là-haut ni ici

 

 

un crayon criant des adieux hésitants

moi debout avec ma piètre lettre

triste à crever sous le ciel émaillé

 

 

en ville j'invente les passages secrets

je reviens à la mer.

qui

ne revient pas à la mer

 

 

tu voudrais que je sois ce soupir vallonné

de mon ventre au pardon

que je pardonne pardonne

aux assassins aux clameurs empoisonnées

aux bouches qui

discriminent

aux mains qui

posent les mines

aux bourreaux amers

aux violeurs de la paix

il le faut il le faut pardonne

puissé-je le faire pour nous défaire

d'un orgueil plus puissant encore que la haine

 

 

tous ces bourreaux redeviendront poussière

toi tu vis et caresses mes prières

 

 

 

 

 

 

 

08/09/2011     Gerbes d'orgueil déposées

                        par les hommes

                       au pied des dépouilles de guerre

 

 

 

 

 

 

11/09/2011

 

 

 

Ne pas bouleverser la Dame d'I

concerto n°5 de Ludwig minute 12

me rappelle l'exode des sentiments

 

L' hémorragie du désir s'écoule

dans les évènements

 

 

 

 

 

 

 

 

09/04/2012

 

 

 

Affranchissement

Affranchissement en sable et en temps

Positionnement des timbres

Sur les lettres orient

Rangement du foisonnement

Balai des lendemains sur le seuil aujourd'hui

Balai des essuie-glaces sous la pluie

Sans répit  Un plissement des yeux un salut de la main

Un semblant de parole dans la cité cassis

Gisement gris sans outremer

Scellement d'étincelles

Dans le jour glisseront tes pas ,Lana d'I.

Je sectionne un à un les fils de

Ce qui ne peut être le paradis

Sur terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martine Cros

Dijon, 2011 - 2012

texte inédit

retravaillé en février 2014

 

 

 

Pitch des poèmes à Lana d'I

 


Ces textes me furent inspirés par une correspondance virtuelle puis épistolaire avec une femme israélienne résidant à Givataïm, qui a débuté en 2010.

Nos sensibilités artistiques et nos vies fissurées par les difficultés nous ont rapprochées.

Au départ, notre correspondance fut douce, un peu conventionnelle, le temps de l'apprivoisement. Elle comme moi connaissions une grande solitude, une errance financière, professionnelle, et sentimentale aussi. Nous échangions en anglais, je dois dire que j'ai fait des progrès notables dans cette langue à cette occasion !

Cette correspondance a vite évolué, sous-tendant au fil des mots un jeu de séduction, de ma part déjà, car je suis une éternelle amoureuse, et de la sienne aussi, dans l'attrait d'amours féminines et dans le partage d'une amitié tout simplement. Toutes deux en désir d'être aimées, d'échanger autre chose, d'échapper aux vicissitudes de la vie.

J'ai rédigé certains poèmes directement pour elle, dans mes lettres, ou sur mon blog, comme Reporter reportée, ou Le vaste amourou encore un autre que je ne retrouve pas, là,  et que j'avais même traduit en anglais !

Dans le même temps que son appel à l'amour, elle apportait une résistance empreinte d'appréhension et de culpabilité émanant de son enfance, de sa religion, et du temps restreint aussi que lui laissait le combat avec certains démons bien réels de la vie quotidienne. Elle me parla beaucoup de la religion, dans laquelle elle évoluait. La foi l'habitait et la désertait de concert. Elle parla beaucoup de l'émancipation d'un carcan familial a priori hostile envers elle.

Elle était partagée  et c'était pour moi comme un miroir, et ce partage habite tant d'entre nous par le besoin de liberté et d'expression, et la résignation à la réalité de la vie, l'acceptation de n'être qu'un être en survie.

J'ai perçu dans ses mots ou dans ses non-mots elle m'en parlait peu, et clairement aussi  des allusions à une enfance à New York où elle vivait adolescente, avec sa mère, sa soeur, son beau-père, avant de revenir en Israël, comme une fracture extrême, liée à des agressions de la part de son beau-père. Je n'irai pas plus loin, mais elle était sur ses gardes quant à l'amour.

Elle était belle, me disait mesurer 1 mètre 90 ! Beauté balayée par l'ouragan-vie.

D'où son besoin d'apaisement. Et moi, aimante ne sachant exister qu'en aimant, je lui ai fait peur : elle me disait craindre « mon intensité ».

Nous avons échangé sur la France, sur Tel Aviv, sur nos vies, avec des mots, des photos, et par colis, des cadeaux, des présents au sens de la présence, comme pour incarner notre amitié virtuelle. Je lui envoyais des tubes de peinture acrylique, des livres bilingues français-anglais  dont E.E Cummings qu'elle adorait , du café, elle me disait : « Oh le café, j'aimerais tant aller à Paris pour aller dans ses cafés ! » et elle me demandait de lui parler de Paris.

Elle, elle m'envoyait des fragments de ses peintures, des grigris petits anges en bois & pierreries, et une paire de boucles d'oreilles vertes comme mes yeux.

Il faut toujours laisser quelque chose à l'autre quand on sait que l'on va le quitter, ainsi on ne l'oublie jamais. Nous ne nous sommes pas quittées, mais terres et mers, kilomètres et pauvreté nous ont séparées. Ou est-ce le sort de toute virtualité ?

Le jour où son ordinateur est tombé en panne, ou celui où elle a dû le vendre, je ne sais pas vraiment, nous ne nous sommes plus écrit.

Je lui ai écrit alors au travers de ces poèmes-ci, prolongation d'un rendez-vous infini.

Parfois je me demande en doutant qui elle était vraiment, peut-être que derrière le clavier il y avait un homme, un groupe qui aime flouer, ou un démuni, mais la sensibilité et la permanence dans l'écriture parachevait ma confiance en la Dame d'I.

Elle s'appelait Ilana, disait que cela signifiait arbre en hébreu, elle était grande comme un arbre d'ailleurs, et par pudeur dans les poèmes je l'ai nommée Lana d'I, aussi pour dire : Lana d'Israël.

Peu importe qui était Lana d'I.. Cette correspondance, cette poésie qui s'en est suivie, symbolisent le désir d'amour de chacun d'entre nous, la dilution des frontières au travers de l'amour – le partage –, qui reste le plus sacré des sentiments, entier, charnu, l'amour contre l'éloignement la guerre la pauvreté et tout avilissement. C'est une explication naïvement humaine, mais d'une innocence si absolue que cela rejoint quelque questionnement philosophique : comment lutter contre l'adversité ? Comment survivre sans aimer ? Quels choix faut-il opérer, pour vivre au plus près de sa personnalité vraie ? Et tant d'autres questions...

Les mots savent mentir,  mais ils ne mentent pas si l'on devient un soleil par amour.

La poésie, l'art, subliment toutes ces possibilités. C'est pourquoi il faut travailler à choisir les mots de son soi au plus réel, au plus sincère, au plus...  choisir la lumière.

Sous la ficelle déliée d'un colis postal : l'apaisement des frontières entre les religions, les croyances, entre les faits militaires, entre les castes humaines et le besoin de la paix en nous, entre la banalité et le rêve. Les déliés vers l'utopie controversée, mais de celle qui mène au juste mot, il n'y a aucune controverse imaginable!

A travers cette correspondance et ces poèmes, j'ai cheminé vers ma profonde personnalité, et l'ai effleurée.

J'ai titré tout d'abord ces textes scénario poétique car j'ai lontemps fantasmé par la suite :  je pensais à un film sur cette histoire, sur les lieux de Tel Aviv et de Paris, puis j'allais en rêve à Tel Aviv présenter ce court-métrage en avant-première, j'y ai discrètement convié Ilana, pour la remercier. Puis j'ai titré diary poétique en retravaillant les textes, notamment par ordre chronologique.

 

Martine CROS

 
 
 
 
 
 
Je suis condamnée à écrire pour presque dire.
I am doomed to write and never quite say it.

 
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